SCOTT DELANCEY

Scott DeLancey est professeur émérite de linguistique à l'Université d'Oregon. Il est spécialiste des langues tibéto-birmanes, en particulier celles du nord-est de l'Inde, du Myanmar et du Népal, et travaille également sur les langues autochtones d'Amérique du Nord, en particulier le klamath. Il a également publié de nombreux articles sur des sujets de typologie linguistique liés à son travail descriptif et historique. Il a beaucoup travaillé avec des tribus amérindiennes de l'Oregon au sein de projets de revitalisation linguistique, et il a participé à des projets de maintien de la langue dans des communautés minoritaires du nord-est de l'Inde.

Le professeur DeLancey a obtenu son doctorat en 1980 à l'Université de l'Indiana. Il a ensuite enseigné pendant deux ans à l'Université du Colorado avant d'être recruté par l'Université de l'Oregon, où il a enseigné jusqu'à sa retraite en 2018. Il a exercé plusieurs mandats en tant que chef du département de linguistique. À l'Université d'Oregon, il a joué un rôle central dans la création du Northwest Indian Language Institute (NILI), qui offre une formation et un soutien à l'enseignement des langues minoritaires et à leur maintien au sein des tribus autochtones à travers les États-Unis.

Le professeur DeLancey a animé des ateliers et des formations dans le monde entier, notamment à l'Université d'Assam, l'Australian National University, l'Université de Gauhati, l'Université de LaTrobe, l'Université de Manipur, l'Université de Mizoram, l'Université  de Nankai, l'Université Rajiv Gandhi, l'Université de Tezpur, l'Université de Berne, l'Université Lyon II et l'Université d'Uppsala. Depuis 2006, il travaille dans le nord-est de l'Inde avec des linguistes locaux pour promouvoir la documentation et la description des plus de 150 langues "tribales" de la région; il travaille actuellement avec des collègues de l'Université de Gauhati et de l'Institut central de technologie de Kokrajhar sur une grammaire de la langue Bodo d'Assam. http://bit.ly/ilara-DeLancey

NICHOLAS EVANS

Nicholas (Nick) Evans est Distinguished Professor of Linguistics, et dirige le Centre of Excellence for the Dynamics of Language (CoEDL) de l'ARC, ainsi que l'Evolution of Cultural Diversity Initiative (ECDI) à l'Australian National University. 

Durant quatre décennies, il a mené un vaste travail de terrain sur les langues autochtones d'Australie et de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Avec comme résultat des grammaires du kayardild (Mouton de Gruyter 1995) et du bininj gun-wok (Pacific Linguistics 2003), et des dictionnaires du kayardild et du dalabon ainsi que du nen (langue papouasienne). Les défis extraordinaires posés par ces langues aux idées reçues concernant le fonctionnement du langage ont inspiré son influent article de 2009, The Myth of Language Universals, publié dans Behavioral and Brain Sciences (avec Stephen Levinson).

Parmi les livres qu'il a édités ou co-édités, on trouve notamment Archaeology and Linguistics: Global Perspectives on Ancient Australia (1997, avec Pat McConvell), The non-Pama-Nyungan languages of northern Australia: comparative studies of the continent’s most linguistically complex region (2003), Catching language: the standing challenge of grammar-writing (2006, avec Felix Ameka et Alan Dench), Reciprocals and Semantic Typology (2011, avec Alice Gaby, Stephen Levinson & Asifa Majid), Insubordination (2014, avec Honore Watanabe) et The Oxford Guide to Polysynthesis (2017), avec Michael Fortescue et Marianne Mithun). 

Il a également publié plus de 200 articles scientifiques. Son livre à destination du grand public, Dying Words: Endangered Languages and What They Have to Tell Us, (Ces mots qui meurent: les langues menacées et ce qu'elles ont à nous dire) a été traduit en français, japonais, coréen, and allemand. 

Plus largement, ce qui le passionne est le jeu entre la diversité des langues en danger du monde, et les nombreuses questions scientifiques et générales auxquelles elles peuvent nous aider à répondre, que ce soit dans le domaine de l’histoire, de la culture, de l’esprit, ou de la société. Il a également travaillé dans le domaine des Revendications de Titres Autochtones (Native Title Claims), en tant qu'interprète d'art autochtone, et en tant que traducteur de littérature orale autochtone.

Le professor Evans est membre de l'Australian Academy of the Humanities, l'Australian Social Sciences Academy, il est membre correspondant de la British Academy, et lauréat du prix Anneliese Maier Forschungspreis, et du prix Ken Hale Award de la Linguistic Society of America. http://bit.ly/ilara-NickEvans

FELIX AMEKA

Felix K. Ameka est un linguiste spécialisé en cognition socioculturelle, qui travaille à l'intersection de la grammaire, du sens, et de la culture. Son expertise empirique porte sur les langues d'Afrique de l'Ouest. Il travaille au Centre universitaire de linguistique de Leyde (LUCL), aux Pays-Bas, où il est titulaire de la chaire CIPSH / CIPL sur la vitalité et la diversité ethnolinguistiques dans le monde. Son travail pionnier sur la sémantique interculturelle et ses liens de recherche de longue date avec les universités australiennes, l'ont fait élire membre correspondant de l'Australian Academy of Humanities (FAHA) en 2019. Plus tôt, en 2015, il avait été élu membre de l'Académie des arts et des sciences du Ghana (FGA).

Après un premier cycle à l'Université du Ghana, Legon, Ameka a obtenu sa maîtrise (1986) et son doctorat en 1991 à l'Australian National University, avec une thèse portant sur les aspects sémantiques, fonctionnels et pragmatiques de la grammaire de l'ewe. Ameka a contribué de manière fondamentale à l'étude interlinguistique des interjections, en éditant un numéro spécial très influent sur "cette partie universelle mais négligée du discours".

Ameka a mené une recherche pionnière sur l'interaction entre grammaire, culture et structure sociale, en utilisant le cadre de la Métalangue Sémantique Naturelle (Natural Semantic Metalanguage) pour élucider scénarios culturels et ressources interactionnelles. Associé de recherche de longue date à l'Institut Max Planck de Psycholinguistique, il a conduit un projet comparatif à grande échelle portant sur la sémantique des prédicats locatifs, et a contribué à des travaux inter-linguistiques sur l'expression du mouvement. Avec Alan Dench et Nick Evans, il a co-édité une collection influente sur l'art d'écrire des grammaires. L'un de ses projets actuels est une documentation de terrain collaborative des langues gbe et des langues des montagnes du Ghana-Togo, dans leurs écologies multilingues, en utilisant des méthodes ethnographiques et expérimentales. Avec Deborah Hill, il co-édite un volume sur la langue, la linguistique et la pratique du développement.

Ameka est rédacteur en chef du Journal of African Languages ​​and Linguistics avec Azeb Amha. Depuis 2015, Ameka est président du Congrès mondial de linguistique africaine (WOCAL) et de l'Association néerlandaise des études africaines (NVAS). Il siège également au Conseil exécutif de la West African Linguistics Society (WALS).

http://bit.ly/ilara-FelixAmeka

BERNARD COMRIE

Bernard Comrie a étudié les langues modernes et médiévales et la linguistique à l'Université de Cambridge, où il a obtenu son doctorat en 1972. Il a enseigné à l'Université de Cambridge et à l'Université de Californie du Sud puis a été directeur du Département de linguistique de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutive de Leipzig (MPI-EVA).

Il est actuellement Distinguished Professor de linguistique à l'Université de Californie à Santa Barbara. Il est membre de l'Academia Europaea, membre correspondant de l'Académie britannique des sciences, membre correspondant de l'Académie saxonne des sciences, membre étranger de l'Académie néerlandaise des arts et des sciences et membre étranger de l'Académie russe des sciences.

Les principaux intérêts du professeur Comrie sont les universaux linguistiques et la typologie des langues, la linguistique historique, la linguistique de terrain, avec un intérêt aréal particulier pour les langues du Caucase, de la Nouvelle Guinée et des Îles Andaman. 

Ses travaux typologiques portent notamment sur l'analyse comparative des systèmes de temps-aspect, des constructions causatives, des propositions relatives, des nominalisations, des systèmes de traçage de la référence, des constructions ditransitives, des classes de valence et des systèmes numériques.

Il s'intéresse particulièrement à l'utilisation de preuves provenant de différentes disciplines, en particulier la linguistique, la génétique et l'archéologie, afin d'aborder des questions liées aux migrations et aux contacts humains préhistoriques.

BRUNA FRANCHETTO

Bruna Franchetto est professeure au Département de linguistique et au Département d'anthropologie (Musée national) de l'Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ), où elle a obtenu son doctorat en anthropologie sociale en 1986. Depuis 1977, sa recherche en linguistique et en ethnologie s'est concentrée sur la description, la documentation et l'analyse du Kuikuro, une variété caribe du Haut-Xingu, parlée dans le sud de l'Amazonie, ainsi que sur les traditions orales et les arts verbaux.

Elle a archivé une vaste documentation sur le Kuikuro, hébergée par le programme DoBeS (Max Planck Institute for Psycholinguistics) et à la Documentation of Indigenous Languages ​​and Cultures Archive (FUNAI / Museu do Índio / Rio de Janeiro). Au Museu do Índio, elle coordonne le ProDoclin (Programme de documentation des langues autochtones) depuis 2009. Ses publications sur le Kuikuro et les autres variétés caribes du Haut-Xingu comprennent des articles et des chapitres de livres sur la phonologie, la morphologie, la syntaxe et les arts verbaux.

Elle s'intéresse plus largement à la description, l'analyse et la documentation des langues minoritaires, en particulier les langues amérindiennes, ainsi qu'à la traduction, la genèse et l'impact de l'écriture et de l'alphabétisation sur les langues maternelles, le multilinguisme, les politiques et idéologies linguistiques, la relation entre langue et musique dans les chansons et la parole chantée, les arts verbaux, la revitalisation linguistique. Elle coordonne, avec l'anthropologue Carlos Fausto, le Projet Documenta Kuikuro (DKK), en collaboration avec l'Association autochtone des Kuikuro (AIKAX) et le Collectif des cinéastes de Kuikuro (CKC).

MARIANNE MITHUN

Marianne Mithun est professeure de linguistique à l'Université de Californie à Santa Barbara. Elle est fascinée par tout ce que nous pouvons apprendre sur les caractéristiques des langues, et ce qui les rend telles qu'elles sont.

Selon elle, certaines des découvertes les plus surprenantes se font en documentant les langues telles qu'elles sont utilisées spontanément par leurs locuteurs, dans des contextes naturels et à des fins diverses, et en considérant chaque domaine structurel (phonétique, phonologie, prosodie, morphologie, syntaxe, discours) en lien avec les autres, ainsi que dans leurs contextes diachroniques et aréaux.

Son propre travail s'est concentré en particulier sur le mohawk, le cayuga et le tuscarora (iroquoien); le pomo central (pomoen); le chumash barbareño (chumashan); le yup'ik d'Alaska (eskimo-aleut); le navajo (athabaskan); et le kapampangan (austronésien); ainsi que sur le cree (algonquien), le dakota / lakhota, le tutelo (siouan) et le selayarese (austronésien). Elle est l'auteure de plus de 200 publications, dont l'ouvrage de référence The Languages of Native North America. Pendant toute sa carrière, elle a collaboré intensément avec les communautés autochtones d'Amérique du Nord, participant à leur travail de documentation et de revitalisation de leurs langues. 

Elle est présidente de la Linguistic Society of America et ancienne présidente de la Societas Linguistica Europeae, de l'Association for Linguistic Typology et de la Society for Linguistic Anthropology. Elle a été élue à l'Academia Europeae et a reçu la médaille Wilbur Cross de l'Université de Yale, la Médaille du Collège de France et des doctorats honorifiques de l'Université La Trobe de Melbourne (Australie) et de l'Université d'Oslo.

NICK THIEBERGER

Nick Thieberger est soucieux de sécuriser le matériel linguistique et le rendre réutilisable à la fois pour les locuteurs de la langue et pour les chercheurs actuels et à venir. Il a créé le Pilbara Aboriginal Language Centre en 1988, puis a rejoint l'Institut australien d'études sur les aborigènes et les insulaires du détroit de Torres pour créer les Archives de Données Electroniques des Etudes Autochtones en 1991. Il a travaillé au Centre culturel de Vanuatu au milieu des années 1990, puis a écrit une grammaire du Nafsan d'Efate pour sa thèse de doctorat à la fin des années 1990. Ce faisant, il a développé une méthode pour créer et explorer un corpus de médias linguistiques permettant à tous les exemples d'être cités et insérés à partir des enregistrements originaux. Cela l'a conduit à travailler au sein d'une équipe dont l'objectif était de créer une archive numérique, l'Archive Numérique Pacifique et Régionale des Cultures menacées (PARADISEC). Il a créé l’archive Kaipuleohoneat à l’Université d’Hawaï en 2008. Il s'intéresse aux méthodes de recherche numérique et à leur potentiel pour améliorer la pratique de la recherche, et développe des méthodes de création d'ensembles de données réutilisables à partir de travaux de terrain sur des langues auparavant non enregistrées. Il est l'éditeur de la revue Language Documentation & Conservation. Il a enseigné au Département de linguistique de l'Université d'Hawaï à Mānoa et est maintenant professeur associé à la School of Languages ​​and Linguistics de l'Université de Melbourne. http://nthieberger.net

STEPHEN HOUSTON

Stephen Houston est Dupee Family Professor de sciences sociales à l'Université Brown, où il est également titulaire d'un poste en anthropologie.

Spécialiste de la civilisation maya classique, des systèmes d'écriture et des représentations autochtones, Houston est l'auteur de nombreux livres et articles, dont, récemment, Temple of the Night Sun (Precolumbia Mesoweb Press), The Maya (avec Michael Coe, à présent dans sa 9e édition), The Life Within: Classic Maya and the Matter of Permanence (Yale University Press), lauréat d'un prix PROSE en 2014, The Gifted Passage: Young Men in Classic Maya Art and Text (Yale University Press) et An Inconstant Landscape: The Maya Kingdom of El Zotz, Guatemala, co-édité avec Thomas Garrison (University Press of Colorado).

Houston a reçu un prix MacArthur «génie», ainsi que des bourses et des subventions de la Fondation Guggenheim, de la National Science Foundation, de Dumbarton Oaks, du Clark Art Institute, du National Endowment for the Humanities et du Center for Advanced Study in the Visual Arts, National Gallery of Art. En 2018-2019, il a occupé la première Chaire Kislak pour l'étude de l'histoire et des cultures des Amériques Anciennes à la Bibliothèque du Congrès. En reconnaissance de ses travaux d'érudition, le président du Guatemala lui a décerné, en 2011, la Grand-Croix de l'Ordre du Quetzal, la plus haute distinction de ce pays. Pour ces mêmes travaux, Houston a reçu en 2013 le prix Tatiana Proskouriakoff du Peabody Museum de l'Université Harvard.

THEO VAN DEN HOUT

Theo van den Hout a obtenu son doctorat en langues hittite et anatoliennes à l'Université d'Amsterdam en 1989 après un BA et une maîtrise d'études classiques, en linguistique indo-européenne comparée et en études anatoliennes à Leyde et Amsterdam. Il est actuellement Professeur Arthur et Joann Rasmussen de civilisation occidentale et de langues hittite et anatoliennes à l'Oriental Institute de l'Université de Chicago, et rédacteur en chef du Chicago Hittite Dictionary (CHD). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le plus récent est The Elements of Hittite (Cambridge UP 2011), et de nombreux articles. Son dernier livre A History of Hittite Literacy: Writing and Reading in Late Bronze Age Anatolia 1650-200 BC (Cambridge University Press) devrait paraître en décembre 2020 / janvier 2021. Pour une liste complète de ses publications, allez sur https://chicago.academia.edu/TheovandenHout. 

Theo van den Hout est membre correspondant de la Royal Dutch Academy of Arts and Sciences, Fellow 2016 de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation ainsi que Senior Fellow à l'Institute for the Study of the Ancient World de l'Université de New York.

Tout en s'intéressant à tous les aspects de l'Anatolie de l'Âge du Bronze tardif et de l'Âge du Fer, ses intérêts personnels se sont également portés sur la gestion de documents anciens, la culture écrite, et l'écriture; il a récemment développé un intérêt particulier pour la culture visuelle dans la société hittite.

 FRIEDERIKE LÜPKE

Friederike took up the position of Professor of African Studies at the University of Helsinki in 2019. She is also a research associate at SOAS, University of London, where she held the position of Professor of Language Description and Documentation. Her research and teaching focus on the description and documentation of West African languages in their cultural contexts. She is a member of AfriStadi, the network for Africanist linguists at the University of Helsinki. She specialises in the study of Mande and Atlantic languages, particularly in verbal argument structure and nominal classification, and has written a grammar of argument structure of the Mande language Jalonke spoken in Guinea, which also contains its first sketch grammar. Currently, she is conducting research on the Atlantic language Baïnounk Gujaher, a language of the Nyun cluster spoken in Senegal and Guinea Bissau. She is one of the pioneers of the emerging inter- and multidisciplinary field of small-scale multilingualism studies.

Since becoming aware of the exographic writing practice of Jalonke speakers in the Futa Jalon, many of whom write Fula Ajami, she has developed an interest in writing from a social perspective, especially regarding grassroots practices and writing choices in multilingual settings. This focus continues to inform action research related to her current research on the sociohistorical and linguistic aspects of small-scale multilingualism in village- and polity-based settings in Southern Senegal and West Africa. Together with a local team of transcribers, researchers and members of the association LILIEMA ("Language-independent literacies for inclusive education in multilingual areas"), she has developed a repertoire-based literacy programme for highly multilingual situations that is currently expanding on the request of several local communities and community associations. LILIEMA is providing COVID-19 health information in the area of Senegal where LILIEMA classes are run.

 RUTH SINGER

Ruth Singer is an Australian Research Council Future Fellow at the Research Unit for Indigenous Languages and the Centre for the Dynamics of Language (COEDL), University of Melbourne, Australia. She researches multilingualism with Warruwi Community, an Indigenous community in northern Australia. Together they look at the role of Indigenous languages play in the community. With Warruwi and other nearby communities in Arnhem Land, she is investigating how regional ways of being multilingual have contributed to the high levels of linguistic diversity in western Arnhem land over time. 

 

Currently completing the first print dictionary of the Mawng language, she is also coordinating the production of digital resources for Mawng and Kunbarlang; producing films with young people, online language courses and online dictionaries. She has been collaborating with Warruwi Community to do language documentation since 2002, and has deposited a diverse range of materials at ELAR, TLA, AIATSIS and PARADISEC. Her current work is both collaborative and interdisciplinary in outlook, incorporating joint research with Indigenous language experts, musicologists, education researchers and anthropologists. Her earlier research analysed the structure of the Mawng language and its implications for the typology of nominal classification and idioms. Ruth has a PhD from the University of Melbourne, has taught at La Trobe University (Australia) and held postdoctoral fellowships with the Language and Cognition group, Max Planck Institute for Psycholinguistics (The Netherlands) and the Wellsprings project, Australian National University.

CHRISTIAN DÖHLER

Christian Döhler completed his M.A. in Political Science at the Chemnitz University of Technology and obtained an Honours Degree in Linguistics at the University of Melbourne. Between 2010 and 2016 he worked on the DOBES project „Nen and Komnzo - Two languages of Southern New Guinea" funded by the Volkswagen Foundation. He completed his, Ph.D. degree with a grammatical description of Komnzo in 2016 at the Australian National University, Canberra. The dissertation was published as a reference grammar of Komnzo in 2018. Between 2017 and 2019, he worked as a postdoctoral research fellow at the University of Cologne on the ELDP project "A comprehensive documentation of Bine - a language of Southern New Guinea". He is currently employed at the Leibniz-Centre General Linguistics in Berlin working on the topics of language documentation and description, small-scale multilingualism and distributed exponence in verb morphology.

 ALEXANDRE FRANÇOIS

Alexandre François has conducted fieldwork on twenty-two hitherto undescribed – and often endangered – Oceanic (Austronesian) languages spoken in Vanuatu and in the Solomon Islands. By writing grammars, dictionaries, or more specific studies, he works on the description and analysis of these languages, both in their typological and historical dimensions. Beyond linguistics, his projects also aim at documenting the oral literature, poetry and music of these communities, as well as supporting the maintenance of endangered languages.

Through a process of diversification that spanned over the last three millennia, Vanuatu has become the country with the world's highest linguistic density per capita. François' research aims at understanding this extreme degree of linguistic and cultural diversity specific to Island Melanesia, but also at designing more general concepts and tools that could help explore language diversity across the world.

His permanent affiliation is with Centre National de la Recherche Scientifique (Paris), in the department “LaTTiCe” (Langues, Textes, Traitements informatiques, Cognition). François is also a member of Academia Europaea, and a Honorary Associate Professor at the Australian National University.

KRISTINA GALLEGO

Kristina Gallego is currently taking her PhD at the School of Culture, History and Language at the Australian National University. She is also an Assistant Professor at the University of the Philippines Diliman. She has done fieldwork in various communities across the Philippines, and has published papers on Philippine culture history, language structure, and language change. Her main research interest lies on historical linguistics, specifically on the descent and genetic relationship of the Philippine languages. Her PhD project, funded by the Endangered Languages Documentation Programme (ELDP), focuses on the historical and ongoing contact between speakers of Ibatan and Ilokano on the small island community of Babuyan Claro in the far north of the Philippines.

JILL VAUGHAN

Jill Vaughan is a research fellow at the University of Melbourne’s Research Unit for Indigenous Language. Her work centres on the sociolinguistics of multilingualism, and seeks to understand how and why multilingual and multilectal speakers draw on their different codes to express their place in the world. In exploring these questions, she engages in research on multilingual practices, migration, language variation and change, and language in the classroom.

Her doctoral research focused on maintenance of the Irish language. This work produced a multi-sited ethnography of Irish language use across communities in Ireland and the Irish diaspora, and an analysis of cultural and political discourses around the language. Her current work is centred on fieldwork and community language support in the linguistically diverse and highly multilingual region of Arnhem Land (northern Australia). Recent projects have included ELDP-funded documentation of dialectal variation and multilingual repertoires among speakers of the Burarra language of the Maningrida region and collaborative work with community organisations to record artists’ narratives and procedural texts in various local languages.

Linguistic outreach activities outside academia include her role as a founding member of The Linguistics Roadshow, an interactive showcase about the science of language for rural students, and as project manager for the 50 Words Project which aims to provide recordings of fifty words in every Indigenous language of Australia through an interactive online map.

PIERPAOLO DI CARLO

Pierpaolo Di Carlo (PhD Linguistics 2009, Florence) is postdoctoral associate at the Department of Linguistics, University at Buffalo – SUNY. His areas of interest include the study of traditional forms of multilingualism in rural Africa, language ideologies, language documentation, African anthropology, and the languages and societies of the Hindu-Kush area (Pakistan – Afghanistan). Pierpaolo has done extensive fieldwork in Pakistan and Cameroon, has published in journals like the “International Journal of the Sociology of Language” and currently coordinates both a research project called KPAAM-CAM (PI Jeff Good)—focused on the documentation of multilingualism in rural areas of Cameroon—and the virALLanguages initiative, through which accurate information about COVID-19 has been translated in about fifty under-resourced languages of Cameroon, Pakistan, and Indonesia.

PATIENCE EPPS

Patience Epps is Professor of Linguistics at the University of Texas at Austin and a co-director of the Archive for Indigenous Languages of Latin America. She received her PhD in Linguistic Anthropology from the University of Virginia in 2005, and has been a member of the faculty at UT Austin since 2006.

Prof. Epps’ research interests focus on indigenous languages of the Amazon basin, and involve linguistic description and documentation, historical linguistics and language contact, linguistic typology, and verbal art. Since 2001, she has been engaged in fieldwork with languages of the Naduhup family (Hup, Dâw, and Nadëb) in the context of the multilingual Upper Rio Negro region of northwest Brazil. She is also interested in broader-scale explorations of language contact and change across Amazonia, and in investigating how these effects inform our understanding of the dynamics of linguistic diversity in South America and beyond.

Her publications include the monograph A Grammar of Hup (2008, Mouton de Gruyter) and various articles. Co-edited volumes include Handbook of Amazonian Languages (with Lev Michael; HSK/de Gruyter Mouton, in press) and Historical Linguistics and Endangered Languages: Exploring Diversity in Language Change (with Danny Law and Na’ama Pat-El; Routledge, in press). She is a recipient of the Pāṇini Award from the Association for Linguistic Society of America.

HEIN VAN DER VOORT

Hein van der Voort has been working on Amazonian languages since 1995. He obtained his doctoral degree at Leiden University in 2000 and he currently holds a position of researcher of indigenous languages at the Museu Paraense Emílio Goeldi in Belém, Brazil. He is a specialist in the Kwaza and Aikanã language isolates and the Macro-Jê language Arikapú of Rondônia, Brazil, on which he has published descriptive and comparative work. He has several years of fieldwork experience in documenting languages and cultures of that region. Apart from projects in Brazil, Hein has worked and published on Romani, Virgin Islands Dutch Creole, Inuit languages, and Inuit-based pidgins.

KOFI YAKPO

Kofi Yakpo is Associate Professor of Linguistics at the University of Hong Kong. He studied Linguistics, Social Anthropology and Political Science at the University of Cologne (Germany) and the University of the South Pacific (Vanuatu), Management at the University of Geneva (Switzerland), Law at King’s College London (UK), and obtained a PhD in Linguistics from Radboud University Nijmegen (Netherlands).

 

His research addresses the complex interaction of genealogical, areal, typological, social, political, and ideological forces in the evolution of contact languages. He has published extensively, spanning linguistics, politics, music, and creative writing. His works include A Grammar of Pichi (2019), the most comprehensive description of an Afro-Caribbean English-lexifier Creole to-date, Boundaries and Bridges: Language Contact in Multilingual Ecologies (2017, with Pieter Muysken), and Code-switching Between Structural and Sociolinguistic Perspectives (2015, with Gerald Stell).

  

Much of his teaching aims at equipping students with the methods, concepts and critical perspectives necessary for describing and documenting linguistic diversity around the world. His courses in field linguistics include trips to African and Asian countries and have become references for experiential learning at the University of Hong Kong. Kofi Yakpo was awarded a Labex EFL International Chair (2021) at the University of Paris and is the recipient of an Alexander von Humboldt Research Fellowship (2020-21). He has also been a visiting fellow at various institutions including the University of Cambridge, the University of British Columbia, Jawaharlal Nehru University, and the University of the West Indies.